En direct du Paddock :  

 Pour favoriser la Cicatrisation des Bobos de votre cheval, Pensez à notre Huile Cicatrisante !

   

AJC Nature

Accédez directement à AJC Nature (lotions et plantes médicinales pour chevaux) en cliquant  ICI

Pathologies équines

Fermer Intro : la vie du cheval

Fermer Chroniques

Fermer Aiguës

Fermer Comportementales

Fermer Cutanées

Fermer Respiratoires

Fermer Le Parasitisme intestinal

Les Reportages

Fermer Nos amis les plantes

Fermer Les reportages

Fermer Equibio ... Info

Fermer Ils portent nos couleurs

Newsletter de l'écurie
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
264 Abonnés
Recherche



Rejoignez l'écurie !

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 179 membres


Connectés :

( personne )
Le Sondage du Box
NOUVEAU : A quelle maladie votre cheval a été confronté ?
 
Locomotrice (Articulaire, os)
Musculaire (entorses, claquage, ...)
Digestive (coliques, infections...)
Respiratoire
Cutanée (dermite, gale, teigne...)
Allergique
Nerveuse (colique, stress,...)
parasitaires (vers, ...)
Pied (fourbure, fourchette)
Autres
Résultats
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Prele.jpgNos amis les plantes - La Prêle

LA PRÊLE Equisetum arvense (Équisétacées)

Le cas de la Prèle des champs (Equisetum arvensense) est assez complexe, attise bien des convoitises et est sous le coup de nombreux lobbies financiers.


Concernant d'abords son aspect purement phytothérapique :


NOMS COMMUNS :
Queue de cheval, Queue de renard, Queue de rat, Petite Prêle.

CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
éléments minéraux abondants dont le silicium, flavonoïdes.

PARTIES UTILISEES :
Tige feuillée stérile.

UN PEU D'HISTOIRE :


Equisetum vient du equs, «cheval» (ça vous l'auriez deviné), et de seta, «soie», la plante ressemble à une queue de cheval; arvense, «des champs».

Elle est banale -on la trouve partout- et est pourtant extraordinaire.

Extraordinaire par son passé puisqu'elle existait déjà aux premiers âges de la terre. Elle croissait en abondance et nous a laissé un précieux héritage sous la forme d'épaisses couches de houille dans lesquelles on a relevé des empreintes qui prouvent que son aspect n'a pas changé : tige creuse, droite et élancée, pourvue à intervalles réguliers de noeuds, bagués d'une gaine découpée, d'où jaillissent des couronnes de feuilles, segmentées elles aussi, ressemblant à de longs poils; mais au lieu de mesurer de 30 à 120 cm comme aujourd'hui, ces tiges atteignaient alors la taille d'un sapin.

Extraordinaire par sa nature même puisqu'elle ne fleurit pas et se reproduit par des spores, comme les champignons, les fougères et les mousses. En effet, les tiges que l'on voit tout l'été au bord des ruisseaux, dans les lieux humides et sablonneux où elle se plaît, sont stériles.

Elles ont été précédées au printemps par d'autres tiges, fertiles celles-là, qui ne dépassent guère 20 cm de haut et n'ont rien de commun avec elles : elles sont rougeâtres, nues et se terminent par un épi de spores de forme ovoïde qui leur donne l'allure de baguettes de tambour piquées dans le sol; et c'est seulement quand les spores sont arrivées à maturité et que ces tiges destinées à assurer l'avenir de l'espèce se flétrissent, que les autres commencent à se développer, si bien qu'on peut croire qu'il s'agit de deux plantes différentes...

Extraordinaire enfin par sa composition. Elle est un véritable réservoir de silice; ses cendres en contiennent jusqu’à 80 % et, en examinant l'arête des feuilles avec une loupe, il arrive qu'on y distingue de petits cristaux de ce minéral auquel nous devons, entre autres pierres de valeur, le quartz, l'améthyste, l'agate et l'opale.

Cependant ce n'est pas sa seule richesse; elle renferme également du calcium, sodium, fer, manganèse, potassium, soufre, magnésium, du tanin, un complexe d'alcaloïdes et un glucoside amer, lequel lui donne la saveur qui lui a valu son nom: « âpre au goût » se disant asper en latin, on l'appela asperella qui devint «asprèle» puis «prêle».

Les Romains - avec Pline qui la baptisait «le poil de la terre» - la conseillaient, en tant que tonique et reconstituant général, sous forme de salade préparée avec les jeunes pousses. On l'utilisa aussi pour polir le bois en ébénisterie et marqueterie, pour récurer les pots et la vaisselle.

DESCRIPTION :


La Prêle des champs est une plante vivace à rhizome traçant d'où partent des radicelles. Les tiges sont de deux sortes : les unes, stériles, de 50 centimètres à 1 mètre, sont très robustes, dressées, striées, creuses, articulées, elles portent à chaque nœud une gaine membraneuse dentée, au-dessous de laquelle partent des rameaux stables ou dressés. Les autres tiges, fertiles, plus petites, apparaissent avant les précédentes au début du printemps, elles sont brun-roux, plus épaisses, elles possèdent une gaine plus large, plus longue, et se terminent par un épi oblong qui porte des sporanges.

CULTURE ET RÉCOLTE :


Commune en Europe dans les lieux humides, la Prêle peut atteindre 2500 mètres d'altitude. Sa multiplication se réalise par division des touffes à l'automne ou au printemps. Les tiges vertes et stériles se récoltent de mai à octobre, on les fait sécher au soleil ou dans des locaux secs et aérés.

USAGES :


La prêle est très riche en silice dont l'action sur les articulations est importante. Elle stimule la synthèse du collagène contenu dans le tissu osseux et conjonctif et facilite ainsi la reconstitution du cartilage au cours des maladies articulaires (arthrose, rhumatismes).
C'est un élément de structure dont dépend l'élasticité des tissus : à ce titre, elle permet d'améliorer la souplesse des tendons et les protège au cours des efforts sportifs où ils sont soumis a rude épreuve (C'est pourquoi nous l'utilisons dans nos préparations "P89 - EQUIPAM Drainage Musculaire" .
La silice facilite également la consolidation des fractures en favorisant la formation du cal de cicatrisation. Les carences en silicium, constituant de la silice sont fréquentes et augmentent avec l'âge. D'où l’intérêt de cures régulières de prêle pour tous ses effets bénéfiques sur les tissus osseux et conjonctif.

TOXICITE DE LA PRELE :

La Prêle a beaucoup de vertus reconnues, mais certain mettent en avant son aspect toxique. Nous vous mettons si dessous quelques pistes de reflexion à ce sujet.

- Pourquoi si la Prêle était toxique, serait elle en vente libre dans de nombreux pays ? La prêle des champs est aussi couramment consommée sous forme de gélules ou comprimés tout particulièrement en Amérique du Nord (USA, Canada) et parmi d’autres pays d’Europe occidentale (Allemagne, Italie, Espagne...). La Prèle des champs est aussi consommé de manière naturelle par les chevaux.

- Pourquoi dans sa monographie consacrée à la prêle des champs, le Pr. D. Fontanel, pharmacologue de l’Université Rennes I, au vu de ses recherches a pu noter : « En France, aucun incident suite à la consommation d’Equisetum arvense L. par des êtres humains n’a été signalé. Cette affirmation est confortée par le fait que des quantités considérables (> 1 000 tonnes) de prêle sous forme de tisanes et gélules (plante pulvérisée ou extrait nébulisé) ont été consommées depuis 15 ans en Europe.

Parmi les nombreux composants identifiés dans les tiges stériles de prêle des champs, aucun d’entre eux n’est connu pour présenter un effet cancérigène, mutagène ou tératogène.Aucuns effets secondaires ou interactions médicamenteuses ne sont connus.

Aucune contre indication n'est officiellement définie. (Cependant, il est recommandé d’éviter la consommation de prêle en cas d’œdème lié à une insuffisance cardiaque et rénale).

- Pourquoi le Dr Lilian Ceballos, pharmacien écologue à Agropolis (Montpellier), nous dit de la Prêle ? : « Il faut noter que l’utilisation de la prêle est très ancienne et que la prêle a une bonne tolérance chez la plupart des gens. C’est un remède sûr utilisé par de nombreux patients et si les contre-indications (troubles cardiaques, hépatiques ou rénaux) sont respectées, l’utilisation d’une décoction de prêle ne présente pas d’effets indésirables connus. Dans ce contexte, l’utilisation de décoction de prêle ne peut constituer une menace pour la Santé Publique »

Enfin, nous notons aussi de nombreuses recettes culinaires à base de prèle des champs :
- "Se nourrir se guérir avec les plantes sauvages" Bianca et Alain Saury edition Tchou
- Clotilde Boisvert a écrit sur la consommation de la prêle dans LA CUISINE DES PLANTES SAUVAGES Éd. Dargaud, 1984 cf. Prêle p. 208 et 209

On trouve aussi mentionné dans un hors série de "l’ami des jardins" consacré aux plantes, ed.1975 par Ch. Hilaire, et concernant la prèle des champs : "son suc frais, s’il est antihémorragique, se comporte de la manière inverse s’il est soumis à la centrifugeuse, devenant anti coagulant". Le risque éventuel n’existant plus à priori si la plante est sèche.
Bon, il faut quand même le vouloir de cueillir de la prèle fraîche pour la passer dans une centrifugeuse avant d'en consommer son suc ...

ET LA POLITIQUE


Le Coté "politique" de la Prèle est plus complexe. Médicament pour certain, ingrédient alimentaire pour d'autres, complément alimentaire dans certain pays, .... Actuellement le cas de la Prèle défraye les chroniques pour arriver prochainement (nous l'espérons) à une harmonisation et une clarification au niveau européen. Mais ça c'est une affaire purement financière et de lobbying...

Si vous souhaitez consommer pour vous-même de la prèle des champs, nous vous invitons quand même à voir votre médecin traitant afin d'éviter toute contre indications avec votre état de santé (troubles cardiaques, hépatiques ou rénaux). Pour votre cheval, aucune contre indication n'a actuellement été relevée à l'occasion d'une consommation raisonnée de la prèle des champs.


Date de création : 11/09/2006 @ 16:51
Dernière modification : 01/06/2011 @ 10:21
Catégorie : Nos amis les plantes
Page lue 9047 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

^ Haut ^